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L'environnement et les PME : entre contraintes et opportunités

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Les pratiques du développement durable sont-elles bénéfiques aux affaires ?
Les groupes internationaux ont intégré cette démarche pour répondre aux exigences des marchés financiers mais aussi à la pression de l'opinion publique. Les PME, quant à elles, considèrent encore majoritairement que le développement durable est avant tout source de coûts supplémentaires qu'elles devront subir sans avantages particuliers.

Pour parler le langage "vert", l'entreprise est-elle éco-efficiente? Lutte-t-elle contre l'effet de serre? Pratique-t-elle l'éco-gestion? Le phénomène développement durable correspond-il à une mode suivie uniquement par les grands groupes ou le concept a-t-il un avenir même dans le monde des PME/ PMI ?

En mars 2002, un sondage IFOP, réalisé pour l'ADEME (agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), montre que si 70 % des responsables de PME/PMI considèrent que la mise en place d'une politique environnementale correspond à des visées commerciales en termes d'image, de compétitivité ou de conquête de nouveaux clients, 52 % d'entre eux pensent que le coût des investissements est un frein à l'action et 64 % font référence à un manque d'informations en matière d'action à mener pour réduire les consommations, notamment d'énergie.
Le rôle de la banque sera de repérer le comportement des dirigeants afin de les accompagner dans leurs investissements liés au développement durable.

Le constat
Toute activité génère une pollution de notre milieu naturel soit directe, soit indirecte (déchets). L'ensemble des acteurs économiques est donc concerné avec toutefois des sensibilités différentes entre, notamment, le commerce et l'industrie dont les impacts en termes de pollution sont sans comparaison.
Le niveau de sensibilité des PME s'étalonne entre le comportement éco-défensif (logique financière pure), éco-conformiste (respect des exigences réglementaires stricto sensu) ou éco-sensible (large intégration). Cependant toutes les entreprises sont soumises à trois règles immuables.

Le premier postulat est que les entreprises doivent respecter la loi, sous peine d'encourir des sanctions administratives, voire pénales.
Cette réglementation est rendue complexe par l'existence de nombreuses lois et par son caractère évolutif. Il est nécessaire de disposer dans l'entreprise d'un homme environnement, même si ce n'est pas sa seule fonction, pour décoder la réglementation, voire se faire assister par des cabinets spécialisés et la faire appliquer.

Le second postulat est que les entreprises, pour rester compétitives, doivent maîtriser les coûts. les consommations d'énergie et d'eau sont dans l'industrie des postes de dépenses importants. La recherche de fuites, la mise en place de process de récupération d'énergie, la valorisation des déchets sont autant d'actions qui diminuent les charges d'exploitation.

Le troisième postulat est que les entreprises, pour perdurer, doivent savoir anticiper les attentes de leur marché : répondre aux attentes des consommateurs demandeurs d'écoproduits, satisfaire les donneurs d'ordre en termes de traçabilité et de certification.
Aussi, dans une démarche environnementale il n'y a pas que les convictions éthiques du dirigeant pour fonder l'action, même si elles sont fondamentales. La prise en compte de la pérennité de l'entreprise est aussi un facteur incontournable.

Les freins pour s'engager dans une démarche environnementale restent importants pour des entreprises de petite taille :

manque de sensibilité et ou de disponibilité du dirigeant pour lequel les questions environnementales restent le plus souvent secondaires, voire occultées,
ignorance des PME qui connaissent mal leurs obligations en matière d'environnement du fait à la fois d'une réglementation complexe (eau, air, déchets) et évolutive (transposition de directives européennes),
réticences liées au coût (études, investissement, formation) dont les retombées économiques ne sont pas directement perceptibles.

L'ensemble des freins constitue un système qui peut être qualifié de "cercle de passivité".

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